RDC - 4 MORTS DANS UN AFFRONTEMENT ENTRE UNE SECTE ARMEE ET LES FORCES DE L’ORDRE.

Écrit par Afrik-Inform. Publié dans Société

Des affrontements entre une secte politico-religieuse violente et les forces de l’ordre...

 

Des affrontements entre une secte politico-religieuse violente et les forces de l’ordre ont éclaté lundi soir et se sont poursuivis ce mardi à Kinshasa. Les premiers bilans font état d’au moins quatre morts, 8 blessés graves et plus d’une vingtaine d’arrestations.

Par Habib Hassan

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Selon un communiqué de presse de la police congolaise rendu public mardi, Huit personnes soupçonnées d’appartenir au mouvement Bundu Dia Kongo ont été blessées lors de heurts avec les forces de l'ordre à Kinshasa, selon un "bilan partiel". Ces affrontements commencés lundi soir dans la capitale de la République démocratique du Congo, se sont poursuivis mardi. Ils font suite à une opération de police contre des miliciens du groupe sécessionniste Bundu Dia Kongo (BDK) selon des témoins.

Dans un message électronique adressé à la presse, le colonel Pierre Rombaut Mwanamputu, porte-parole de la police nationale congolaise, a annoncé un bilan provisoire de « 22 personnes interpellées dont 8 blessés graves et 4 morts». Lors de ces affrontements, deux voitures particulières ont été incendiées par les hommes de BDK, et six fusils-mitrailleurs saisis par les forces de l'ordre, a ajouté l'officier.

Mardi matin, des tirs nourris ont retenti autour de la résidence de Ne Muanda Nsemi, le gourou de la secte politico religieuse BDK, dont les abords ont été bouclés, selon des riverains. La police cherchait encore à y "extirper les partisans de l'Honorable Mwanda Nsemi" en mi journée, selon le colonel Mwanamputu.

Député national, Ne Muanda Nsemi se cacherait aujourd'hui au Kongo-Central, sa province d'origine, dans l'ouest de la RDC. Dans des vidéos publiées récemment sur internet, il a appelé à l'insurrection contre le pouvoir du président Joseph Kabila, dont il conteste ouvertement la nationalité congolaise sur la foi d'une vieille rumeur selon laquelle le fils de Laurent-Désiré Kabila, tombeur du dictateur Mobutu en 1997, serait "Rwandais". "Dans deux semaines, je vais frapper", menaçait-il y a quelques jours dans un message vidéo, confirmant par là-même que les attaques meurtrières lancées au Kongo-central depuis Janvier sont le fait de ses adeptes.

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Bundu Dia Kongo ("Royaume du Congo" en kikongo) prône la restauration du royaume Kongo, qui a connu son apogée au XVIe siècle et dont l'autorité s'étendait sur l'actuel Kongo-central et des territoires aujourd'hui en Angola, au Congo-Brazzaville et au Gabon. En 2008, la secte avait été réprimée au cours d'une violente opération militaire après avoir mené une série d'attaques armées contre des agents de l’État et appelé la population locale à chasser de la province les "non-originaires".

Jamais arrêté, Ne Muanda Nsemi avait pourtant amorcé un rapprochement avec Joseph Kabila à partir de la fin 2015. Il a fait brutalement volte-face dans un climat de tensions politiques liées au maintien au pouvoir du chef de l'État au-delà du terme de son mandat, échu depuis le 20 décembre 2016.

Fin de la discussion

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