RDC : RÉUNION DU CONSEIL DE SÉCURITÉ APRÈS LE MEURTRE DE DEUX EXPERTS DE L’ONU

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Selon une enquête du « New York Times », un ancien ministre congolais pourrait avoir commandité le double assassinat. Le Conseil de sécurité des Nations unies doit se réunir en urgence à huis clos, ce mardi 23 mai, pour faire avancer le dossier du double assassinat de ses deux experts dans la région du Kasaï, en République démocratique du Congo (RDC).

Christ pharel

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En effet, l'Américain Michael Sharp et la Suédo-chilienne Zaida Catalan, deux experts de l'ONU ont été tués lorsqu'ils menaient des enquêtes sur les violences dans la province du Kasaï-central, secouée par la rébellion de Kamwina Nsapu le 12 mars. Leurs corps étaient retrouvés quinze jours plus tard avec d’autres victimes des affrontements entre miliciens Nsapu et forces de sécurité congolaises qui ensanglantent la région depuis août 2016. Jusqu’à maintenant, seules les autorités de Kinshasa étaient censées mener une enquête. Or le New York Times (NYT) révèle que des responsables au pouvoir pourraient avoir joué un rôle dans ce meurtre grâce à plus d’une centaine de documents récupérés sur l’ordinateur de Madame Catalan.

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Parmi eux, l’enregistrement d’une conversation téléphonique entre l’ancien ministre Clément Kanku et un subordonné où l’on peut l’entendre se féliciter de l’incendie de la ville de Tshimbulu et évoquer les assassinats ciblés d’un militaire gradé et d’autres officiels. Démis de ses fonctions en mai, l’ex-ministre du développement avait des liens étroits avec les miliciens dans la région du Kasaï en 2016. Il est également soupçonné d’incitations à la violence dans ces affrontements. Pour ce qui est des tueries de Mwanza-Lomba connue sous le nom de « l’affaire major Nyembo et consorts », sept suspects militaires sont placés sous mandat provisoire et sont poursuivis pour : crimes de guerre par meurtre, crimes de guerre par mutilation, crimes de guerre part traitements cruels, inhumains et dégradants, refus de dénonciation d’une infraction commise par justiciables de juridictions militaires. Cependant, comme on est dans une « zone opérationnelle », on ne peut y aller n’importe comment mais tout est mis en œuvre, du moment que celui qui la détient est identifié, pour récupérer cette tête.

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