ECONOMIE- LE GABON VEUT DEVENIR LE PREMIER PRODUCTEUR D’HUILE DE PALME EN AFRIQUE

Plus de 300 tonnes d’huile de palme et 180 tonnes d’huile d’amande produites par l’usine de production d’Awala, ont été officiellement exportées cette semaine vers le Cameroun et l’Espagne respectivement, sous la supervision du ministre de l’Agriculture et de l’élevage, Yves Fernand Manfoumbi.

Bianca FATOU

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Selon le ministre de l’Agriculture, cette première livraison est la matérialisation de la volonté du gouvernement, résolument engagé à faire de l’agriculture, ’’le pétrole’’ de demain, selon ses termes. L’expédition de cette première cargaison d’Awala a également marqué le clou de la mission d’évaluation de terrain qui a successivement conduit Yves Fernand Manfoumbi et sa suite de Makouke à Lambaréné, en passant par Mboukou, où les travaux de construction de la seconde usine de transformation d’huile de palme tirent également vers la fin. Inaugurée au mois d’août 2015, par le chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, l’usine de transformation d'huile de palme d'Olam à Awala près de Kango, opérée par Olam Palm Gabon SA, dans le cadre d’un partenariat public-privé entre l’Etat gabonais et la firme Olam international Ltd, va à terme disposer d’une capacité de traitement de 45 tonnes de fruits par heure.

Au Gabon le secteur agricole contribue à 15% du Produit Intérieur Brut en 2020, contre 1% actuellement. En outre, le pays qui exploite le palmier à huile pour la production de l’huile de table et du savon, compte revoir à la hausse celle-ci pour atteindre les 250 000 tonnes d’ici 2020, ce qui fera de lui le plus gros producteur d’Afrique, s’appuyant sur deux investisseurs déjà présents, le belge SIAT Gabon et le singapourien Olam. De son côté, Olam Palm Gabon souhaite développer 50 000 hectares de palmiers, associés à une usine de concassage à Kango dans la province de l’Estuaire. OPG est une co-entreprise associant Olam et l’État gabonais à 30%. Au-delà des besoins du pays, la région est en mesure d’absorber 3,5 millions de tonnes d’huile par an. La production totale d’huile brute quant à elle, prévue à 36 millions 575 mille tonnes, sera exportée vers les pays de la zone de la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC) ainsi que vers d’autres marchés africains. Un processus qui permet ainsi de concrétiser la stratégie de mise en place, d’une filière agro-alimentaire gabonaise à vocation exportatrice.